ILS ONT SIFFLÉ 3 FOIS, LA MARSEILLAISE

octobre 17, 2008 par raphaeltribeca

Historiquement

il n’y a jamais de fumée sans feu.

 

Violation de Constitution

“De Gaulle ne faisait pas dans le light.”

 

La loi 60-525

ou
 
Comment de Gaulle
 
tritura la Constitution pour séparer la France

 
et l’Afrique noire

 

D’après le texte original

d’Alexandre Gerbi, Historien.

 

Au début de l’année 1958, après trois ans et demi de guerre en Algérie, la IVe République française envisageait moins que jamais d’accorder la citoyenneté française aux populations arabo-berbères d’Algérie. Alors même que l’inégalité politique constituait le fondement de leur révolte, ô combien légitime.

Consciente que ce refus conduisait à une guerre perpétuelle, la IVe République se résignait à envisager l’indépendance de l’Algérie. Le gouvernement déclara, par la voix de Pierre Pflimlin, nouveau président du Conseil, vouloir entamer des pourparlers avec le FLN, organisation radicalement indépendantiste.

Les Pieds-Noirs et les Arabo-Berbères français ou francophiles, ainsi que l’Armée, comprirent alors que le gouvernement français envisageait l’abandon de l’Algérie. Sous l’action d’un puissant lobbying politique orchestré à Paris et à Alger par les réseaux gaullistes, la révolte commencée le 13 mai, jour du vote d’investiture du gouvernement Pflimlin, tourna au putsch militaire en mai 1958.

Pendant l’été 1958, le général de Gaulle, qui se présentait comme le héraut de l’Intégration des Arabo-Berbères d’Algérie, annonça aux Noirs africains une « aube nouvelle ».

Le 28 septembre 1958, des référendums furent organisés dans chacun des Territoires de l’Afrique subsaharienne française. Ceux-ci manifestèrent massivement, à l’exception de la Guinée de Sékou Touré, leur volonté d’adhérer à la Communauté française. Dans ce cadre, les « Territoires d’Outre-Mer », qui constituaient jusque-là, avec la France, l’Union française, furent tous érigés en « Etats ».

En quoi consista la Loi 60-525 ?

Les Etats ayant adhéré à la Communauté par voie de référendum, la Constitution de la Ve République (titre XII, traitant de la Communauté franco-africaine) disposait fort logiquement que, si à l’avenir un Etat voulait accéder à l’indépendance, il le pouvait.

Mais – et c’est là un point essentiel – la Constitution stipulait que la question devrait être soumise, par voie de référendum, à la population de l’Etat concerné. Rien que de très démocratique dans tout cela…

Or, un an et demi après le vote de septembre 1958, à la veille des indépendances, une loi constitutionnelle fut votée en mai-juin 1960 : la Loi 60-525. Celle-ci permit aux Etats africains d’accéder à l’indépendance sans que leurs populations en fussent consultées.

Fait remarquable : au sujet de cette modification, le Conseil d’Etat émit un avis défavorable le 26 avril 1960. Mais le président de Gaulle passa outre. En réaction, le 25 mai 1960, Vincent Auriol, ancien président de la IVe République, démissionna du Conseil Constitutionnel dont il était membre de droit, afin de « protester contre le pouvoir personnel » du président de la République…

C’est qu’en réalité, cette modification fut rendue possible par une violation de la Constitution elle-même, puisqu’elle fut apportée selon des voies anticonstitutionnelles.

On touche ici à l’imposture démocratique que fut la décolonisation franco-africaine…

Détail des Opérations

L’article 86 de la Constitution (titre XII) disposait qu’un Etat de la Communauté pouvait accéder à l’indépendance, selon deux voies possibles :

- soit à la demande de la République française.

- soit à la demande de l’Assemblée législative de l’Etat intéressé, cette demande devant être validée par un référendum dans l’Etat concerné.

Le général de Gaulle et son gouvernement pouvaient difficilement demander l’indépendance d’Etats africains avec lesquels la France entretenait, dans la plupart des cas, les meilleurs rapports. Le Général et son gouvernement se seraient exposés aux plus vives critiques et aux plus inconfortables suspicions…

En mai-juin 1960, décidé à se débarrasser du « boulet » africain, le gouvernement français conduit par Charles de Gaulle décida donc de modifier l’article 86, pour éviter de consulter les populations africaines, et rendre possible l’indépendance des territoires africains sans référendum. Les populations n’étant pas consultées, il suffirait alors de négocier directement l’indépendance avec les dirigeants.

Mais il y avait loin de la coupe aux lèvres. Car alors se posait un gros problème…

L’article complet sur le Blog Novation Franco Africaine :

http://clubnovationfrancoafricaine.blogspot.com/

ou le lien direct vers l’article de RUE89 :

http://www.rue89.com/2008/10/22/apres-la-marseillaise-sifflee-retour-sur-l-affaire-gabonaise-1958

Résumé de 640 mots, Raphaël Tribeca.

CHAUD DEVANT (Bis)

octobre 15, 2008 par raphaeltribeca

Violation de Constitution

“De Gaulle ne faisait pas dans le light.”

 

L’effarante loi 60-525

ou
 
Comment le général de Gaulle
 
modifia la Constitution pour séparer la France

 
et l’Afrique noire

 

D’après le texte original

d’Alexandre Gerbi

 

Au début de l’année 1958, après trois ans et demi de guerre en Algérie, la IVe République ne parvenait toujours pas à se résoudre à accorder la citoyenneté française aux populations arabo-berbères d’Algérie. Alors même que l’inégalité politique constituait le fondement de la révolte, ô combien légitime, des Arabo-Berbères.

Consciente que ce refus conduisait à une guerre perpétuelle, la IVe République se résigna peu à peu à envisager l’indépendance de l’Algérie. Le gouvernement déclara, par la voix de Pierre Pflimlin, nouveau président du Conseil, vouloir entamer des pourparlers avec le FLN, organisation radicalement indépendantiste.

Les Pieds-Noirs et les Arabo-Berbères français ou francophiles, ainsi que l’Armée, comprirent alors que le gouvernement français envisageait l’abandon de l’Algérie. Sous l’action d’un puissant lobbying politique orchestré à Paris et à Alger par les réseaux gaullistes, la révolte commencée le 13 mai, jour du vote d’investiture du gouvernement Pflimlin, tourna au putsch militaire en mai 1958.

Pendant l’été 1958, le général de Gaulle, qui se présentait comme le héraut de l’Intégration des Arabo-Berbères d’Algérie, annonça aux Noirs africains une « aube nouvelle ».

Le 28 septembre 1958, des référendums furent organisés dans chacun des Territoires de l’Afrique subsaharienne française. Ceux-ci manifestèrent massivement, à l’exception de la Guinée de Sékou Touré, leur volonté d’adhérer à la Communauté française. Dans ce cadre, les « Territoires d’Outre-Mer », qui constituaient jusque-là, avec la France, l’Union française, furent tous érigés en « Etats ».

En quoi consista la Loi 60-525 ?

Les Etats ayant adhéré à la Communauté par voie de référendum, la Constitution de la Ve République (titre XII, traitant de la Communauté franco-africaine) disposait fort logiquement que, si à l’avenir un Etat voulait accéder à l’indépendance, il le pouvait.

Mais – et c’est là un point essentiel – la Constitution stipulait que la question devrait être soumise, par voie de référendum, à la population de l’Etat concerné. Rien que de très démocratique dans tout cela…

Or, un an et demi après le vote de septembre 1958, à la veille des indépendances, une loi constitutionnelle fut votée en mai-juin 1960 : la Loi 60-525. Celle-ci permit aux Etats africains d’accéder à l’indépendance sans que leurs populations en fussent consultées.

Fait remarquable : au sujet de cette modification, le Conseil d’Etat émit un avis défavorable le 26 avril 1960. Mais le président de Gaulle passa outre. En réaction, le 25 mai 1960, Vincent Auriol, ancien président de la IVe République, démissionna du Conseil Constitutionnel dont il était membre de droit, afin de « protester contre le pouvoir personnel » du président de la République…

C’est qu’en réalité, cette modification fut rendue possible par une violation de la Constitution elle-même, puisqu’elle fut apportée selon des voies anticonstitutionnelles.

On touche ici à l’imposture démocratique que fut la décolonisation franco-africaine…

Détail des Opérations

L’article 86 de la Constitution (titre XII) disposait qu’un Etat de la Communauté pouvait accéder à l’indépendance, selon deux voies possibles :

- soit à la demande de la République française.

- soit à la demande de l’Assemblée législative de l’Etat intéressé, cette demande devant être validée par un référendum dans l’Etat concerné.

Le général de Gaulle et son gouvernement pouvaient difficilement demander l’indépendance d’Etats africains avec lesquels la France entretenait, dans la plupart des cas, les meilleurs rapports. Le Général et son gouvernement se seraient exposés aux plus vives critiques et aux plus inconfortables suspicions…

En mai-juin 1960, décidé à se débarrasser du « boulet » africain, le gouvernement français conduit par Charles de Gaulle décida donc de modifier l’article 86, pour éviter de consulter les populations africaines, et rendre possible l’indépendance des territoires africains sans référendum. Les populations n’étant pas consultées, il suffirait alors de négocier directement l’indépendance avec les dirigeants.

Mais il y avait loin de la coupe aux lèvres. Car alors se posait un gros problème…

L’article complet sur le Blog Novation Franco Africaine :

http://clubnovationfrancoafricaine.blogspot.com/

Résumé de 640 mots, Raphaël Tribeca.

PALIN EXCUSE BUSH (QUI LA REMERCIE)

octobre 4, 2008 par raphaeltribeca

 

USA ÉLECTION 2008 /PALIN – BIDEN/  3.10.2008

Sarah Palin a plombé le débat, “mais notons qu’elle a fait beaucoup mieux que prévu” concèdent les journalistes…

“Beaucoup mieux que prévu” ? Pourquoi ? Le sénateur MacCain aurait choisi exprès une colistière incompétente ? Or, discrète, mais troublante surprise, durant le débat face à Joe Biden, Sarah Palin a profité de sa lancée “mieux que prévue” pour émettre l’hypothèse d’un futur assez proche où les Américains regretteront la bonne époque du président George W. Bush… Elle a osé le faire. Elle l’a dit.

Après Bush : Pourquoi l’Amérique ne changera pas“, écrit par Yannick Mireur (Éditions Choiseul, 2008), ce livre au titre très impératif donne peut-être l’explication… “Elle a réussi son examen”, peut-on lire aussi !

La remarque de S. Palin tombe pile quand une facture supplémentaire de $700 milliards échoue sur le dos des électeurs, somme à ajouter aux $3 trillions estimés de la guerre d’Irak (au bas mot, source “Prix Nobel” 2001 d’économie  Joseph E. Stiglitz). On peut donc se demander si l’élite des USA n’a pas encore des marges consistantes à faire sur le dos de cette pauvre démocratie américaine, abrutie par sa presse.

L’adorable gouverneure soigne sa droite sans se préoccuper de son sort, ni du sort de ceux sur qui elle tape. Elle compte encore sur sa droite, comme au temps béni des pionniers !!! Très yankee… Une gouverneure américaine ultra sympathique, selon la presse. Cela dit, il est quand même possible que l’Amérique préfère changer.

Raphaël Tribeca

(230 mots)

RAPPEL sur le Pacte germano-soviétique. Août 1939

septembre 26, 2008 par raphaeltribeca

Le Pacte germano-soviétique est signé le 23 août 1939, soit une semaine avant l’attaque de la Pologne par l’Allemagne.

Il semble qu’Anglais et Français aient fait comme si la Russie n’existait pas avant le conflit, négligeant les avances de négociations russes, d’où retournement de la Russie vers l’Allemagne au dernier moment.
Note Wikipedia :
C’est, par exemple, la position de l’historien américain Michael J. Carley, exposée dans Les années décevantes : L’échec de l’alliance anglo-franco-soviétique en 1939. Churchill a aussi écrit, plus tard, que « l’offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l’esprit de Staline. Les évenements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n’existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela. » (The Second World War, vol. 1, p. 104).

Les Russes attaqueront quand même la Finlande pour se protéger d’un éventuel retournement de l’Allemagne contre eux. C’est la Guerre d’Hiver qui commence en Décembre 1939 et qui doit leur permettre de bloquer certains accès portuaires que la Finlande na pas voulu leur concéder contre échange de territoires russes.
Les Russes perdront en image et perdront beaucoup d’hommes apparemment, signe que l’Armée russe à l’époque n’était pas si terrible que ça. Néanmoins Staline va changer quelques concepts au niveau du commandement. D’après ce que j’ai lu, il serait néanmoins pris de court par la rapidité du retournement allemand contre eux en 1941, jugeant qu’à l’époque l’Allemagne n’a pas sécurisé le front ouest et prend un risque énorme en attaquant à l’est.
Concernant le support russe aux Allemands. La Russie ne fournit que 2% du pétrole total qu’absorbe le Reich avant l’Opération Barbarossa. L’aide financière et commerciale de l”hyper-droite’ des États-Unis au Reich allemand entre 1927 et 1941 semble avoir été autrement déterminante.

Conclusion, la Russie apparaît au départ de cette guerre un peu comme un géant négligé par l’Occident, mal préparée, pas sûre d’elle, mais plutôt réaliste dans l’appréhension de la menace.

En complément, j’invite Alexandre Gerbi à nous transmettre les éléments sur les plans d’invasion russe de l’Europe de l’Ouest, devant suivre son affaiblissement via le conflit avec l’Allemagne Nazie.

Raphaël Tribeca

(350 mots)

ÉTATS-UNIS – VENEZUELA

septembre 12, 2008 par raphaeltribeca

 http://www.france24.com/fr/20080912-etats-unis-riposte-expulsion-ambassadeur-chavez-venezuela-sanction-tresor-chavez-caracas?no-cache=1#comment-138992

Washington riposte à l’expulsion de son ambassadeur. France 24

Vendredi 12 septembre 2008

12/09/2008 20:35:31
Par Raphaël Tribeca
 
 LA VERTU DES PERDANTS

Les Américains vont continuer leur politique de déstabilisation tous azimuts et ça risque de saigner. Ils n’ont rien d’autre à faire et tout à y gagner.

L’immixtion des Russes au Vénézuela ravive l’intérêt. Les Russes ont mis du temps à cerner le jeu des Américains, ils ont mis du temps à comprendre leur verticale du pouvoir : ne trouveraient-ils rien de mieux à faire que de se positionner avec les mêmes règles qu’utilisaient les US au Vietnam dans les années 60 ?
La politique est-elle ce jeu de répétition, de copier coller ? Sauf qu’ici ils sont moins agressifs puisqu’ils n’attaquent pas encore les autonomistes à la demande du gouvernement vénézuelien.
On pourrait s’étonner ensuite qu’un “ceinture noire” et un cerveau comme celui de Poutine se contentent d’un jeu si limité. L’Europe et la Russie devraient vite se doter des moyens institutionnels pour traquer les montages fiscaux offshore qui permettent aux Américains de financer ce type d’opérations en Amérique Latine.
En demandant que soit mis sur pied ce type de contrôles, dans un ‘Global Village’ qui se respecte, A. Merkel hurle seule dans le désert, même si personne ne sous-estime son intelligence politique. Alors cher M. Poutine ? À quand l’idée d’un arrêté international visant à proscrire l’existence des paradis fiscaux. L’Europe vous attend et attend le changement à Washington. En réalité tout le monde attend tout le monde sur ce sujet, car personne ne veut se priver le premier de l’outil de prédilection des USA, pour réaliser ses propres affaires dans son coin.
La vertu est pour l’instant du côté de l’Allemagne, la plus grande perdante du XXe siècle. Comme par hasard.
Raphaël Tribeca

(277 mots)